Le risque est grand d’un renforcement de la place des grandes aires urbaines au détriment des autres territoires qui sont, eux, en voie de paupérisation. Le risque est grand d’une aggravation des fractures de toutes sortes et donc d’une France des territoires à plusieurs vitesses. C’est un désastre social, économique et territorial qui se prépare dans le pays. Mais nous n’en serons pas complices !

Défendre l’échelon départemental n’est pas un combat d’arrière-garde d’élus locaux voulant préserver leur mandat. Il s’agit bien au contraire d’un combat pour les millions de nos concitoyens qui ont tous affaire au Département à un moment de leur vie et surtout, de par ses compétences, dans les moments de difficultés sociales. C’est un combat pour la reconnaissance de la qualité du travail des dizaines de milliers d’agents qui font vivre le Service public départemental et sa proximité irremplaçable avec les habitants.

Ce combat est plus que jamais d’actualité, dans un contexte où le sentiment d’abandon des populations par les pouvoirs publics menace tout notre édifice républicain et fait peser les pires craintes pour 2017.

Monsieur le Président, nous nous opposons à ces transferts en direction de la MEL. En revanche, nous aurions souhaité pouvoir nous prononcer sur les transferts à venir en direction de la Région. Notamment en matière de transports, des transferts doivent légalement intervenir au 1er janvier 2017, d’autres au 1er septembre, et nous n’avons pas la moindre information. Cela nous interpelle fortement, d’autant plus fortement que notre demande d’audition de Monsieur DARMANIN, Vice-Président aux Transports de la Région, par notre Commission Transports n’a toujours pas eu de suite.

Nous attendons vos précisions sur ces questions.

Sachez que nous ne participerons pas au vote de cette délibération pour toutes les raisons que je viens d’expliquer.