Monsieur le Préfet,

J’ai été informé que des menaces pèsent sur les Emplois de Vie Scolaire. Ils assurent pourtant une collaboration directe auprès des directeurs d’établissements primaires.

Ces agents voient tout simplement leurs postes supprimés d’un trait de plume brisant plusieurs années d’une collaboration efficace en tout point.

Cela n’est plus à démontrer.

Les postes sont occupés par des personnes recrutés par le Pôle Emploi dont le parcours professionnel est parfois difficile ; aussi cet emploi représente pour eux une véritable possibilité d’insertion professionnelle.

Ensuite ces postes couvrent une masse importante de travail qui soulage le directeur d’établissement de tâches administratives lui permettant ainsi d’être pleinement disponible pour assurer une meilleure présence auprès de ses élèves.

A cela s’ajoute, le mécontentement des parents dont les enfants en situation de handicap, scolarisés en établissement classique, perdent le bénéfice de l’auxiliaire de vie scolaire qui les accompagnait dans leurs études.

Cela constitue une situation insupportable dénoncée par les équipes pédagogiques et l’ensemble des parents concernés qui ne peuvent continuer à admettre de telles injustices.

Les conséquences de l’ensemble de ces décisions vont être dramatiques pour les élèves, les parents, en tout état de cause radicalement opposées aux nécessités absolues dont a besoin notre Département.

Afin que l’égalité des chances ne reste pas qu’un simple concept de Ministère, notre Département, nos enfants ont besoin d’un traitement inégalitaire, c’est- à- dire d’un renforcement de moyens et non de leurs suppressions.

Je vous saurai gré de bien vouloir étudier des solutions qui garantissent, pour le moins, le maintien des personnels actuellement en place.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma considération.

Charles BEAUCHAMP
Président du Groupe Communiste